Êtes-vous une personne passionnée et engagée ?
Avez vous envie de faire une différence, d'éduquer et de soutenir la prévention de la maltraitance au Canada?
Le Réseau canadien pour la prévention du mauvais traitement des ainés a quelques sièges disponibles au Conseil d’administration !
QUI SOMMES-NOUS?
Le RCPMTA est un organisme de bienfaisance qui oeuvre pour améliorer la qualité de vie des personnes âgées canadiennes. Nous oeuvrons pour développer une approche coordonnée pan-canadienne contre la maltraitance envers les personnes aînées. Nous promouvons les droits des personnes aînées grâce au partage des savoirs, à la collaboration, à la réforme des politiques et à l'éducation.
Veuillez noter: le Réseau n’est pas un prestataire de services directs.
LE CONSEIL D'ADMINISTRATION
Le conseil d'administration du RCPMTA est un conseil actif pan Canadien. Les membres du CA représentent une vaste sélection de formations et d’expertises dans les secteurs tels que la santé, le droit, le travail social, le monde universitaire, la finance et les ONGs. Le C.A. est en charge de mener à bien la gouvernance et la planification stratégique et de superviser les opérations du réseau, en accordance avec notre mission, vision et plan stratégique.
APPEL AUX CANDIDATURES
Nous recherchons des candidat.e.s qui souhaitent contribuer au leadership de notre réseau en croissance et qui veulent soutenir la sensibilisation et la prévention de la maltraitance des aînés au Canada. L'expérience dans le domaine de la prévention de la maltraitance des aînés est la bienvenue, mais n'est pas obligatoire.
Engagement
Les membres du conseil s’engagent à:
- Participer à une réunion mensuelle. Nous tenons 10 réunions par an (d'une durée d' 1hre à 1.5 heure), le second mardi de chaque mois à 10h Ouest/Midi Central/13h Est/14h30 Terre Neuve). Nous tenons aussi une assemblée générale annuelle en septembre.
Veuillez noter : Nos réunions se font grâce à une plateforme de vidéoconférence (Zoom). Une bonne connexion internet et familiarité avec ce type d’outils sont nécessaires pour une participation optimale.- Nos réunions se tiennent en anglais.
- Participer au minimum à un comité de leur choix.
- Informer et guider l'éxécution de notre mission, des programmes, des politiques, des activités, du plan stratégique et des finances du Réseau.
- Soutenir activement les efforts pour la croissance et la pérennité financière du RCPMTA par le biais de dons et d’activités de collecte de fonds ; un intérêt pour ce domaine est recommandé.
- Soutenir activement les efforts du Réseau pour le développements de partenariats et d'alliances stratégiques avec organismes et agences d'intérêt
- Représenter le réseau dans leur communauté et soutenir sa visibilité parmi leurs contacts
Durée d'engagement et temps nécessaire
- 5 à 7 heures par mois: réunions par Zoom et courriels. Les réunions du C.A. et des comités se déroulent pendant la semaine de travail, durant la journée.
- Les membres du conseil sont élus pour un terme de deux ans (pour 6 ans consécutifs maximum), une disponibilité de deux ans est recommandée. Les membres du RCPMTA peuvent décider par le biais d'une motion ordinaire que certains termes peuvent être plus courts.
Ce que nous recherchons
- Des personnes fiables et passionnées, qui s'intéressent à la prévention de la maltraitance des aînés, et aux barrières que rencontrent les personnes aînées, et qui sont prêtes à s’impliquer 5 à 7 heures par mois.
- Une attitude positive et le souhait de contribuer de façon ouverte et dynamique sont des attributs importants pour nous. Une expérience professionnelle dans le domaine de la prévention de la maltraitance des aînés n'est pas obligatoire.
- Des représentants de chaque juridiction au Canada. Les candidats résidant sur l'île du Prince Edouard, en Nouvelle Écosse, en Saskatchewan, dans le Nord canadien, et en Colombie Britannique sont particulièrement encoragé.es à nous contacter.
- Des candidats avec de l’expérience dans les domaines suivants (entre autres): santé, soutien communautaire, droit, services d’aide aux victimes, etc…
- Nous recherchons aussi des candidats qui ont des connaissances dans les domaines suivants :
- politique publique
- développement de fonds (entre autres, recherches de sponsors, développement de campagne de dons, rédaction de demandes de subventions),
- planning stratégique,
- communications, marketing,
- relations gouvernementales
- Des candidats affiliés à des organismes ou réseaux (au niveau local, P/T or national) qui s'adressent aux aînés.
- Nous souhaitons inclure des voix diversifiées pour soutenir l'intersectionalité au coeur de notre travail et refléter la diversité de la population canadienne. Nous encourageons les personnes issues des communautés noires, de couleur, autochtones, immigrantes, francophones ou 2SLGBTQ+ à soumettre leur candidature. Nous invitons les candidat.e.s de toutes origines et de tous les âges.
Quels sont les avantages pour vous?
- Travailler en collaboration avec un groupe soudé de professionnels canadiens. Vous pourrez réseauter avec un nombre grandissant de professionnels investis dans la prévention de la maltraitance.
- Découvrir les programmes, services et études dans le domaine de la prévention et de l'intervention au Canada qui sont en développement à travers le pays.
- Gagner de l’expérience en gouvernance, leadership, planification, et engagement communautaire.
- Contribuer à l'effort national pour mettre un terme à la maltraitance des personnes aînées
COMMENT POSTULER:
Veuillez remplir ce formulaire de candidature avant le vendredi 17 juillet 2026 à 19h, heure de l’Est.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour diffusion immédiate
21 mai 2026
La Coalition pour La Justice Salue les Progrès Réalisés dans La Réforme du Contrôle Coercitif
OTTAWA (ONTARIO) – Le 4 mai 2026, le Comité permanent de la justice et des droits de la personne de la Chambre des communes (le Comité de la justice) a adopté un amendement au projet de loi C-16, la Loi sur la protection des victimes, exigeant que le Parlement entreprenne un examen approfondi cinq ans après la sanction royale du projet de loi. «L ’examen considère, entre autres, la criminalisation d’un comportement contrôlant ou coercitif dans les relations autres que les relations entre partenaires intimes. » L’amendement proposé survient dans un contexte de reconnaissance juridique croissante, au Canada, du comportement coercitif et contrôlant comme forme grave de violence familiale, notamment dans la récente décision de la Cour suprême du Canada dans l’affaire Ahluwalia c. Ahluwalia.
La Coalition pour la justice envers les personnes aînées reconnaît l’importance de l’accent mis par l’infraction proposée sur le contrôle coercitif dans les relations entre partenaires intimes, ainsi que son incidence prédominante sur les femmes dans ce contexte. Il est largement admis que le comportement coercitif et contrôlant constitue une forme grave de violence familiale et qu’il s’agit d’un précurseur bien établi de l’homicide entre partenaires intimes. La Coalition appuie les efforts visant à renforcer les protections du droit criminel pour les victimes de violence conjugale.
Dans l’arrêt Ahluwalia, la Cour suprême a reconnu un nouveau délit civil de violence entre partenaires intimes découlant de schémas de conduite coercitive et contrôlante. La Cour a souligné la dépendance, la vulnérabilité et l’abus de confiance qui peuvent caractériser le contrôle coercitif dans les relations intimes. Bien que les faits de cette affaire portent sur un cas de violence entre partenaires intimes dans le contexte du droit civil, la Coalition se réjouit de cette reconnaissance juridique évolutive du contrôle coercitif comme forme grave de préjudice interpersonnel et de la discussion plus large qu’elle pourrait engendrer au sujet d’autres relations marquées par la confiance, la dépendance et la vulnérabilité.
À mesure que le droit canadien reconnaît de plus en plus les graves préjudices associés au contrôle coercitif, la Coalition félicite le Comité de la justice d’avoir reconnu que le contrôle coercitif se manifeste aussi dans des contextes autres que ceux des partenaires intimes, notamment dans des situations impliquant des proches et des aidants de personnes âgées. « Cet examen est un bon signal que le gouvernement reconnaît les conséquences néfastes que les comportements coercitifs et contrôlants peuvent avoir sur les Canadiens âgés », a déclaré Andrea Silverstone, directrice générale de Sagesse Domestic Violence Prevention Society. « La Coalition apprécie l’attention accordée à ce problème de société et l’élan créée en faveur d’une réforme. »
Cependant, la Coalition estime qu’un délai de cinq ans avant de poursuivre l’étude et la consultation de cette loi est trop long. Le contrôle coercitif qui touche les personnes âgées en dehors des relations entre partenaires intimes est un enjeu pressant qui exige une intervention législative plus immédiate. « Reporter l’examen de cette question laisse les victimes de maltraitance envers les aînés sans protection adéquate du droit criminel contre les comportements coercitifs et contrôlants de la part de personnes en qui elles ont confiance et dont elles dépendent, y compris les enfants adultes, les petits-enfants et les aidants », a déclaré Marta Hajek, cheffe de la direction d’Elder Abuse Prevention Ontario. « La gravité et la prévalence de ce préjudice justifient une réponse plus urgente. »
Ce délai important place le Canada derrière d’autres juridictions comme l’Angleterre et le pays de Galles, qui ont criminalisé en 2015 le contrôle coercitif tant dans les relations intimes que familiales. « L’amendement du Comité de la justice constitue une avancée importante, mais un délai de cinq ans est difficile à justifier étant donné qu’il existe plus d’une décennie d’expérience internationale dont on peut s’inspirer », a déclaré Heather Campbell Pope, avocate et directrice générale fondatrice de Dementia Justice Canada. « Les personnes âgées qui subissent un contrôle coercitif de la part de proches et d’aidants ont besoin d’une reconnaissance et d’une protection rapides en vertu du droit criminel canadien. »
Le projet de loi C-16 prévoit une période de deux ans avant son entrée en vigueur afin de permettre au système de justice, y compris aux services d’application de la loi, de se préparer à la nouvelle infraction dans la mesure où elle concerne les partenaires intimes. Bien que la Coalition reconnaisse les considérations pratiques sous-jacentes à la mise en œuvre, on ne voit pas immédiatement pourquoi le contrôle coercitif dans les relations impliquant des proches serait exclu du même échéancier préparatoire. Il semble raisonnable d’envisager que cette période puisse également servir à préparer les policiers et les autres intervenants du système de justice à reconnaître le contrôle coercitif et à y répondre dans le contexte de la maltraitance envers les aînés.
Lors de l’étude article par article, le Comité de la justice a eu l’occasion d’inclure cette portée élargie dans la période existante de deux ans consacrée à la mise en œuvre du projet de loi; toutefois, un amendement visant à étendre sa portée aux proches a été rejeté. Bien que l’engagement du Comité de la justice à procéder ultérieurement à un examen parlementaire constitue une reconnaissance importante de l’enjeu, la Coalition demeure préoccupée par le fait que les victimes de maltraitance envers les aînés qui subissent un contrôle coercitif de la part de membres de leur famille et d’aidants continueront, entre-temps, d’être privées d’une protection adéquate en droit criminel.
La Coalition a hâte de poursuivre sa collaboration avec les parlementaires afin de faire progresser une réforme complète et rapide du droit criminel de protéger les victimes de maltraitance envers les aînés.
À PROPOS DE LA COALITION POUR LA JUSTICE ENVERS LES PERSONNES AÎNÉES
La Coalition pour la justice envers les personnes aînées est un regroupement ad-hoc d'organismes issus de tout le Canada qui réclame une infraction de contrôle coercitif afin de protéger les victimes de maltraitance envers les aînés.
Pour plus de renseignements
Pour plus de renseignements sur l'infraction proposée liée au contrôle coercitif et la maltraitance envers les personnes aînées, veuillez visiter la page internet, en anglais, de Dementia Justice Canada (Justice démence Canada)
Coordonnées
Heather Campbell Pope
Fondatrice/Directrice
Dementia Justice Canada (Justice pour la démence Canada)
Courriel :
Téléphone : 613-710-0366
Andrea Silverstone
Directrice Générale
Sagesse Domestic Violence Prevention Society (Sagesse, société de prévention de la violence familiale)

Pour diffusion immédiate
3 février 2026
COALITION POUR LA JUSTICE ENVERS LES PERSONNES AÎNÉES
Journée de défense des droits concernant la proposition du Canada d’infraction liée au contrôle coercitif
OTTAWA, ONTARIO – Le 4 février 2026, la Coalition pour la justice envers les personnes aînées se rendra sur la Colline du Parlement pour rencontrer les membres de la Chambre des communes, du Sénat et les personnels travaillant sur le projet de loi C-16, qui propose de créer une infraction distincte liée au contrôle coercitif. La Coalition salue les dispositions du projet de loi axées sur le contrôle coercitif exercé par les partenaires intimes et considère cette réforme comme une avancée importante.
Ces réunions visent à apporter des contributions constructives à la réflexion du Parlement sur la manière dont les protections peuvent être renforcées pour les personnes aînées victimes de contrôle coercitif, qui subissent des sévices de la part de proches, de personnes aidantes informelles et d'autres personnes dans le cadre de relations de confiance et de mise en dépendance.
Présenté par le ministre de la Justice Sean Fraser en décembre 2025, le projet de loi C-16 signale la reconnaissance par le gouvernement qu'un schéma de formes non physiques d'abus, telles que la manipulation, l'isolement, l'intimidation et les menaces, peut constituer un préjudice grave nécessitant des conséquences pénales. Elle précise que les abus n'ont pas besoin d'être physiques pour causer des dommages profonds, reflétant une compréhension plus large et contemporaine de la violence familiale.
En même temps, nous espérons que ce travail important pourra continuer d'évoluer pour refléter la réalité des personnes aînées qui subissent aussi des comportements coercitifs et contrôlants de la part de leurs proches et de personnes aidantes informelles. « Tel qu'il est actuellement rédigé, le projet de loi C-16 néglige la manière dont le contrôle coercitif est vécu par les personnes aînées en dehors des relations entre partenaires intimes », a déclaré le Dr Samir Sinha, gériatre et directeur de la recherche en politiques de santé au National Ageing Institute (institut national sur le vieillissement). « Dans les relations de soins, le contrôle s'exerce fréquemment par le biais des soins personnels, que ce soit en privant de médicaments, en restreignant la nourriture, en bloquant les visiteurs ou en menaçant d'abandon, ce qui entraîne des dommages physiques et psychologiques profonds ».
Le contrôle coercitif peut piéger les personnes aînées, en particulier les femmes, dans des relations où elles n'ont pas accès à de l'argent, au logement, aux soins ou à l'indépendance. Pour les personnes atteintes de troubles cognitifs, comme la démence en particulier, il peut s’avérer impossible de demander de l'aide. « Quand le contrôle est exercé par le biais des soins ou des relations familiales, cela peut être dévastateur et invisible », a déclaré la Dre Gloria Gutman, gérontologue internationalement respectée, ancienne présidente de l’International Association of Gerontology and Geriatrics (Association internationale de gérontologie et de gériatrie), et directrice du conseil d'administration des BC Community Response Networks (Association des réseaux d'intervention communautaire de la Colombie-Britannique). « Les personnes aînées peuvent dépendre de la personne qui leur cause du mal pour la dispense de soins quotidiens, l'accès médical ou leur simple survie ».
Les données récentes mettent en lumière certaines réalités préoccupantes :
- Depuis 2018, la violence familiale contre les personnes aînées au Canada a augmenté de 49%, selon Statistique Canada.
- Lorsqu'une femme est tuée par un membre de la famille, plus de la moitié du temps, l'accusé est son propre fils (55%), selon les statistiques de 2024 publiées par l'Observatoire canadien du féminicide pour la justice et la responsabilité.
- Un rapport de Seniors First BC (Aînés en premier CB 2024-2025) montre que dans près des deux tiers des appels à la ligne dédiée aux renseignements et aux abus envers les aînés, l'agresseur présumé était un enfant adulte (32% de fils et 32% de filles).
- Les données du Alberta Elder Abuse Awareness Council (Conseil de sensibilisation contre la maltraitance envers les aînés d’Alberta) (2024–2025) montrent que lorsque les aînés cherchent du soutien dans le cadre d’une maltraitance envers eux, 55% des cas concernent des membres de la famille immédiate (parent, enfant, frère ou sœur), comparé à 24% impliquant des partenaires intimes.
« Ces chiffres nous montrent que les abus dans une vie d’aîné proviennent souvent des personnes qui nous sont les plus proches, ce qui rend particulièrement difficile pour les aînés de s'échapper ou de faire un signalement », a déclaré Joanne Blinco, directrice générale de l’Alberta Elder Abuse Awareness Council (Conseil de sensibilisation à la maltraitance des aînés de l'Alberta). « Le reconnaître dans le droit pénal est essentiel pour protéger leur sécurité, leur autonomie et leur bien-être ».
Le projet de loi C-16 pourrait soulever une préoccupation constitutionnelle, car l'infraction pourrait potentiellement être contestée en vertu de l'article 15 de la Charte, qui garantit les droits à l'égalité. « La loi proposée protège une victime si l'agresseur est un conjoint ou une conjointe, mais elle n'offre aucune protection si l'agresseur est un fils ou une fille », a déclaré Heather Campbell Pope, avocate et directrice fondatrice de Dementia Justice Canada (Justice pour la démence Canada). « Cet écart d'égalité doit être comblé pour garantir que tous les aînés puissent vivre en sécurité et avec dignité ».
La Coalition pour la justice envers les personnes aînées encourage les parlementaires à suivre l'exemple de juridictions telles que l'Angleterre et le Pays de Galles, et le Queensland, en Australie, en créant une infraction de contrôle coercitif dont le champ est applicable au-delà des partenaires intimes. Élargir ainsi le projet de loi C-16 refléterait mieux la réalité de nombreuses victimes aînées et aiderait à garantir que les auteurs d’abus envers les aînés soient tenus responsables.
La Coalition a hâte de rencontrer des membres de la Chambre, du Sénat et du personnel, afin de partager ses perspectives et défendre des protections plus solides en matière de droit pénal pour les aînés.
À PROPOS DE LA COALITION POUR LA JUSTICE ENVERS LES PERSONNES AÎNÉES
La Coalition pour la justice envers les personnes aînées est un regroupement ad-hoc d'organismes issus de tout le Canada qui réclame une infraction de contrôle coercitif afin de protéger les victimes de maltraitance envers les aînés.
Pour plus de renseignements
Pour plus de renseignements sur l'infraction proposée liée au contrôle coercitif et la maltraitance envers les personnes aînées, veuillez visiter la page internet, en anglais, de Dementia Justice Canada (Justice démence Canada)
Coordonnées
Heather Campbell Pope
Fondatrice/Directrice
Dementia Justice Canada
Courriel :
Téléphone : 613-710-0366
Bénédicte Schoepflin
Directrice générale
Réseau canadien pour la prevention du mauvais traitement des aînés
Courriel :
Téléphone : 604-715-1007

Le 16 décembre
OTTAWA (ONTARIO) – La Coalition pour la justice envers les personnes aînées accueille favorablement le dépôt de la Loi visant à protéger les victimes (projet de loi C-16) comme une avancée importante dans la reconnaissance de la gravité du contrôle coercitif exercé par des partenaires intimes, par la création d’une infraction criminelle proposée. Nous saluons la volonté du gouvernement fédéral d’agir rapidement pour s’attaquer à ce grave problème de société.
La loi proposée témoigne de la reconnaissance par le gouvernement que les formes de violence non physiques, telles que la manipulation, l’isolement, l’intimidation et les menaces, constituent des préjudices suffisamment graves pour entraîner des conséquences criminelles. Elle affirme clairement que la violence n’a pas besoin d’être physique pour causer des torts sérieux, reflétant ainsi une compréhension plus large de la violence familiale.
Cela dit, nous espérons que ce travail essentiel pourra continuer d’évoluer afin de mieux refléter la réalité des personnes aînées qui vivent du contrôle coercitif dans des relations de dépendance et de confiance allant au-delà des partenariats intimes. « En limitant l’infraction aux partenaires intimes, le projet de loi C-16 ne reflète pas pleinement la nature complexe du contrôle coercitif vécu par de nombreuses personnes aînées », a déclaré Joanne Blinco, directrice générale de l’Alberta Elder Abuse Awareness Council. « La législation proposée constitue une étape importante, et avec une définition plus large, elle pourrait mieux protéger les personnes aînées qui subissent des comportements coercitifs et contrôlants de la part de membres de leur famille ou d’autres personnes en position de confiance. »
Pour ces victimes, le contrôle coercitif peut avoir des conséquences graves, voire mortelles. C’est particulièrement vrai pour les femmes aînées : selon des statistiques publiées en 2024 par l’Observatoire canadien du féminicide pour la justice et la responsabilisation, lorsqu’une femme est tuée par un membre de sa famille, dans plus de la moitié des cas (55 %), l’accusé est son propre fils; une relation qui ne serait pas considérée comme un partenariat intime aux termes du projet de loi C-16, laissant ainsi une lacune importante mais évitable.
« Ce chiffre rappelle brutalement que les femmes aînées sont exposées à un double risque, de la part de leurs partenaires et de leurs enfants, en matière de coercition et de violence, menant trop souvent à des conséquences tragiques », a déclaré Bénédicte Schoepflin, directrice générale du Réseau canadien pour la prévention du mauvais traitement des aînés (RCPMTA).
La violence familiale envers les hommes aînés est également en forte augmentation. Des données récentes de Statistique Canada indiquent que depuis 2018, le taux de violence familiale envers les personnes âgées a augmenté de 49 %, tant chez les femmes que chez les hommes. Chez les victimes masculines plus âgées, les enfants adultes étaient les agresseurs les plus fréquents (39 %). Cette tendance se reflète également dans les appels reçus par la Seniors Abuse and Information Line de Seniors First BC : en 2024-2025, 64 % des agresseurs étaient des enfants adultes (32 % des fils et 32 % des filles).
À mesure que les capacités cognitives déclinent, les personnes vivant avec la démence deviennent particulièrement vulnérables à la maltraitance. Des proches aidants aux prises avec le stress et la frustration peuvent tenter de reprendre un sentiment de contrôle en s’appropriant les finances, en limitant les soins, en retenant des médicaments, en coupant les liens sociaux ou en proférant des menaces. Ces comportements rendent la maltraitance plus difficile à détecter et accroissent la vulnérabilité des victimes en raison de leur dépendance. Ces réalités soulignent la nécessité de comprendre le contrôle coercitif non seulement comme un enjeu de justice pénale, mais aussi comme une question de droits de la personne.
« Il est essentiel d’adopter une approche fondée sur les droits de la personne en matière de démence et de handicap chez les personnes âgées afin de reconnaître et de traiter le contrôle coercitif comme une forme de maltraitance », a déclaré la Dre Saskia Sivananthan, PDG du Brainwell Institute, un groupe de réflexion indépendant axé sur la démence. « Les obligations prévues par le droit international, notamment l’article 16 de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, sont claires : les personnes handicapées doivent être protégées contre la violence et l’exploitation, y compris lorsque celles-ci surviennent derrière des portes closes, à leur domicile. »
La Coalition pour la justice envers les personnes aînées exhorte les députés à s’inspirer d’administrations telles que l’Angleterre et le pays de Galles, ainsi que le Queensland en Australie, en créant une infraction de contrôle coercitif qui s’applique au-delà des partenaires intimes. L’élargissement du projet de loi C-16 afin qu’il s’applique plus largement aux « personnes liées personnellement » (y compris les membres de la famille, comme en Angleterre et au pays de Galles), ou qu’il inclue explicitement le contrôle coercitif exercé par des enfants adultes et d’autres personnes en position de confiance ou de dépendance, refléterait mieux la réalité vécue par de nombreuses victimes aînées et augmenterait les chances que les auteurs de maltraitance soient tenus responsables.
La Coalition se réjouit à l’idée d’échanger avec les députés et les sénateurs lors d’une Journée de mobilisation législative sur la Colline du Parlement, le 4 février 2026.
« Bien que nous aurions souhaité que le projet de loi C-16 aille plus loin dans un contexte de violence croissante envers les personnes âgées, souvent sans conséquences, nous reconnaissons qu’il s’agit d’un début », a déclaré Marta Hajek, PDG d’Elder Abuse Prevention Ontario (EAPO). « La reconnaissance du contrôle coercitif comme infraction criminelle fournit un cadre pour renforcer la protection des personnes aînées vivant des relations coercitives. »
À PROPOS DE LA COALITION POUR LA JUSTICE ENVERS LES PERSONNES AÎNÉES
La Coalition pour la justice envers les personnes aînées est un regroupement ponctuel d’organismes qui réclament la création d’une infraction de contrôle coercitif afin de protéger les victimes de maltraitance envers les personnes aînées. Une campagne GoFundMe a été lancée pour soutenir la Journée de mobilisation législative. L’objectif est de recueillir 25 000 $ afin de permettre la participation de représentant·e·s de la justice envers les aîné·e·s à Ottawa et de financer la recherche juridique, le matériel de plaidoyer et la coordination de l’événement.
Pour plus d’informations
Pour en savoir plus sur l’infraction proposée de contrôle coercitif et la maltraitance envers les personnes aînées, veuillez consulter la page Web de Dementia Justice Canada.
Contact
Heather Campbell Pope
Fondatrice / Directrice
Dementia Justice Canada
Courriel :
Téléphone : 613-710-0366
Bénédicte Schoepflin
Directrice générale
Réseau canadien pour la prévention des mauvais traitements envers les aînés (RCPMTA)
Courriel :
Téléphone : 604-715-1007
Marie-Noël Campbell
Directrice générale
Seniors First BC
Courriel :
Bob Neufeld
Médias et communications
Brainwell Institute
Courriel :
AVIS
Assemblée générale annuelle du RCPMTA
Le mardi 23 septembre 2025
de 10h à 11h30 (heure du Pacifique)/
de 13h à 14h30 (heure de l'Est)
Les membres du Réseau canadien pour la prévention du mauvais traitement des ainés ont l'opportunité de voter durant notre assemblée générale annuelle.
Rejoignez-nous le 23 septembre 2025 pour :
- Fixer la taille du conseil d'administration et élire de nouveaux membres au conseil d'administration
- Adopter la résolution spéciale des membres (requérant l’approbation d’au moins les deux tiers des membres votants) afin de confirmer l’adoption du règlement général mis à jour du Réseau. Celui-ci a été approuvé par le conseil d’administration en juin 2025 et reflète mieux le fonctionnement et la croissance du Réseau.
- Résoudre d’autoriser le conseil à fixer à l’avenir le nombre annuel d’administrateurs (compris entre un minimum de 3 et un maximum de 20).
- Discuter de nos récentes activités et de nos plans pour l'avenir.
L'assemblée se tiendra en ligne via Zoom. Une inscription est requise pour participer.
Notre rapport annuel pour 2025, le rapport financier, et la liste des candidats au Conseil d'administration seront envoyés aux membres par courriel au cours du mois de septembre.
- Cliquez ici pour lire la résolution spéciale
- Cliquez ici pour lire le règlement administratif général
Questions fréquentes:
Comment rejoindre l'assemblée en ligne?
Une fois inscrit.e, vous recevrez un courriel automatisé qui contient le lien Zoom pour rejoindre notre AGA le 23 septembre.
Comment savoir si je suis membre du Réseau?
Vous êtes membre si vous recevez nos e-bulletins mensuels et avez reçu le présent courriel directement.
Pourquoi une résolution spéciale?
À la suite d’une question soulevée par nos agents corporatifs, nous avons décidé de nous assurer et de clarifier que le RCPMTA s’est pleinement conformé à l’exigence de la Loi canadienne sur les organisations à but non lucratif, selon laquelle les règlements administratifs doivent être approuvés par une résolution spéciale (à la majorité des deux tiers) des membres.
Page 1 sur 18














